lundi 19 février 2018

La déboukharisation ou les mensonges éhontés d'un journaliste algérien...




Sur une page Facebook portant éloquemment le nom de Les Algériennes, je suis tombé sur la deuxième partie d'un article de Monsieur Ahmed Hali, journaliste pétaradant dans le quotidien le Soir d'Algérie ! Plus de quatre cents commentaires ! Cet article renferme des mensonges trop gros et trop graves pour être tus ! Lisez d'abord cette prose phtisique : 







Bokhari le Debut de la FIN (Par Ahmed Halli)


On peut tirer sur Boukhari, mais...


Cette fois-ci, la chasse à Boukhari semble bel et bien lancée, et des traqueurs émérites, pour ne pas dire des chasseurs de primes, affluent de partout avant que ne retentisse l'hallali. Qui aurait dit, il y a quelques petits mois seulement, que le plus grand compilateur de hadiths, devant l'Eternel, allait finir ainsi ? Qui pouvait se hasarder à prédire qu'un homme d'une telle stature, hissé au rang des plus grands compagnons du Prophète, sinon regardé comme un prophète, subirait un tel sort ? Depuis l'opération de déstalinisation déclenchée dans l'ex-URSS, après la disparition de Staline, on n'avait pas vu un tel engouement pour la «déboukharisation» du patrimoine. Certes, depuis toujours, des hommes ont remis en cause l'authenticité globale des hadiths attribués au Prophète de l'Islam, deux ou trois siècles après sa mort, et contre sa propre volonté. Considérés comme la référence suprême, et incontestable, en matière de hadiths, Boukhari, et son élève Mouslim, aussi prolifique, ont été critiqués, mais jamais accusés. Même durant ces dernières années de domination de l'Islam wahhabite, et de justification des actes terroristes par les hadiths le plus souvent, nul ne s'est hasardé à montrer Boukhari du doigt. Nul ne s'est risqué à ébaucher le moindre geste dans ce sens, sachant que la riposte serait vive, et même tranchante. En 2015, le penseur égyptien Islam Behaïri a vu son émission religieuse sur une chaîne de télévision satellitaire suspendue, parce qu'il avait émis des critiques contre Boukhari, et consorts. Il avait encouru la colère des cheikhs d'Al-Azhar qui avaient poussé la vindicte jusqu'à le faire condamner injustement à un an de prison ferme (1), sans susciter l'indignation des religieux. En octobre dernier, le tribunal administratif du Caire, saisi par le recteur d'Al-Azhar en personne, a rendu un arrêt interdisant de jure son émission sur la chaîne «Al-Kahéra-Oual-Nass». Une décision juste destinée à satisfaire l'amour-propre de Cheikh Tayeb, et des théologiens d'Al-Azhar, trop occupés à organiser colloques, et séminaires, préférant la réflexion à l'action (2). Et voilà que de toutes parts, tant dans les médias traditionnels, que sur les réseaux sociaux, fusent des attaques, accusant Boukhari de ramasse-tout, et même d'avoir colporté des mensonges. Que s'est-il donc passé ? Qui a ouvert les vannes pour permettre ce déferlement de vagues nettoyantes sur un recueil, et des traités, sacralisés au-delà de toute mesure ? Ne cherchez plus ! Le principal responsable est le chargé de la surveillance du barrage, le produit d'un régime dont le socle est un Islam se référant au Coran, mais privilégiant la Sunna.


Il s'agit du Prince héritier saoudien, Mohamed Ben Salmane, qui a fait signer à son père en octobre dernier un décret créant une commission chargée de procéder à une relecture des recueils de hadiths. La commission (3), présidée, comble d'ironie, par le petit-fils d'Ibn-Albaz, le gardien attitré du dogme wahhabite, a été chargée d'expurger les hadiths de tout ce qui peut inciter à la violence, et au terrorisme. Il ne s'agissait pas, a priori de suggérer un autodafé du travail de Boukhari et Mouslim, mais d'une simple révision allant dans le sens des projets de réforme en cours. Comme réagissant un signal retentissant de La Mecque jusqu'à l'Atlantique, des théologiens, ou assimilés, se sont mis à gloser sur le recueil-passoire de Boukhari, et sur ses travaux herculéens. Personne n'avait trouvé étrange, jusqu'ici, que Boukhari ait pu examiner 600.000 hadiths durant sa courte vie (65 ans), ou que Mouslim, son élève, en revendique la moitié. Mais comme la voie est libre désormais, et que l'électronique est là pour préserver de la migraine, les plus malins se sont amusés à calculer le temps que Boukhari a consacré à chaque hadith : 5 minutes sans manger ni dormir !


Je ne sais toujours pas de quelle manière il s'y est pris, mais un théologien égyptien a fourni lui aussi des chiffres qui laissent rêveurs : Cheikh Metouali Ibrahim Salah vient d'affirmer que 95 % des hadiths rapportés par Boukhari sont des faux. «Il nous a ainsi laissé une religion falsifiée, dans laquelle on a introduit des éléments qui n'avaient rien à voir avec elle», a-t-il dit. Le Cheikh Metouali a été formé dans cette institution, puis il s'est expatrié en Arabie Saoudite pour parfaire ses connaissances. C'est là qu'il a reçu, entre autres, les enseignements du fameux théoricien des groupes islamistes, Cheikh Al-Albany, dont les fatwas sont une référence pour les organisations terroristes. Ce qui ne manque pas d'intriguer, c'est le pourcentage indiqué, et le silence sur la méthode employée pour aboutir à ce taux de 95% de faux, ce qui laisse une marge de vérité de 5% seulement, c'est peu trop peu. Il faudra, donc, attendre que ce distingué cheikh nous livre la liste de ces 5% de vrais hadiths, qu'il aura retenue, une bonne querelle en perspective, et une opportunité de plus pour occulter le vrai débat.


Mais j'apprends qu'Al-Azhar vient d'y penser encore : la mosquée-université a organisé, toujours en marge du Salon du livre, un colloque pour nous apprendre qu'il n'y a pas de plus grand bonheur pour la femme, en dehors de l'Islam. D'où la tentation qui me vient d'utiliser l'interjection couramment utilisée sur Facebook, par un ami virtuel, mais je ne peux y céder, hélas, pour l'instant. - A. H.





 R E P O N S E   

à Monsieur Ahmed Halli



Monsieur Ahmed Halli, qui joue au gourou iconoclaste et savant au Soir d'Algérie - le seul quotidien du soir au monde qui paraît le matin ! - use d'un français approximatif pour tirer sur tout ce qui bouge et même ce qui ne bouge pas - à l'instar de son collègue Amine Zaoui du journal, si mal-nommé, Liberté.

On a du mal à le comprendre... Ainsi, dit-il :" Depuis l'opération de destalinisation déclenchée dans l'ex-URSS, après la disparition de Staline, on n'avait pas vu un tel engouement pour la "déboukharisation" du patrimoine.".... Cela voudrait-il dire que les deux opérations ont eu lieu dans l'ex-URSS?... Ou que ces deux opérations ont eu les mêmes causes, les mêmes acteurs, les mêmes objectifs?...

Autre chose : JAMAIS, au grand JAMAIS Boukhari n'a été regardé comme un prophète !... Ceci est un mensonge éhonté, Monsieur Ahmed Halli !...

En outre, Monsieur Ahmed Halli  nous dit :" Qui pouvait se hasarder à prédire qu'un homme d'une telle stature, hissé au rang des plus grands compagnons du Prophète, sinon regardé comme un prophète, subirait un tel sort ?"
Comment l'Imam El Boukhari aurait-il pu être un compagnon du Prophète - que la paix et la prière soient sur lui - alors qu'il est venu presque deux siècles après la mort de notre  Prophète - que la paix et la prière soient sur lui ?



Monsieur Ahmed Halli – que je soupçonne courir pour certains compatriotes qui n'ont jamais porté l'Islam dans leur cœur - ajoute cette monstruosité :" Certes, depuis toujours, des hommes ont remis en cause l'authenticité globale des hadiths (...) ".... Mensonge que tout cela!... Il y a eu, c'est vrai, une remise en cause de QUELQUES hadiths mais pas la globalité des hadiths!... Cela n'a échappé qu'aux fumistes et aux mécréants qui se lèchent les babines en lisant cet article faussement débonnaire mais réellement islamophobe !...Je soupçonne Monsieur Ahmed Halli si peu connaisseur en science islamique pour rentrer dans les détails; mais je dirai, très succinctement, que certains hadiths ont été "dégradés" du rang de hadiths sahih (authentiques) en hadiths daâif (faibles)... Par contre, certains autres hadiths daâif ont été élevés au rang de hadiths sahih. Cela a échappé à notre pourfendeur de l'Islam....

Monsieur Ahmed Halli ajoute ceci:" Certes, depuis toujours , des hommes ont remis en cause l'authenticité globale des hadiths attribués au Prophète de l'Islam, DEUX OU TROIS SIÈCLES APRES SA MORT, et contre sa propre volonté." Qu'est-ce à dire? Du moment que le Prophète de l'Islam est mort deux ou trois siècles avant le début de la compilation des hadiths, comment pouvait-il s’y opposer? Ou bien, aurait-il laissé des directives à ses Compagnons afin qu'ils évitassent de coucher par écrit ces dits et ses faits?... Cette seconde possibilité est aussi peu vraisemblable que la première : en effet, on voit mal comment les Compagnons du Prophète de l'Islam et leurs descendants - الصحابة و التابعين و التابعين التابعين - désobéir aux ordres du Prophète de l'Islam!...

Bref, je dirai que ce long, foisonneux et méandreux article est trop "guerrier" pour être honnête ! Il pue, et à des kilomètres, l'islamophobie la plus abjecte et la plus revancharde !... Celle dont nous ont habitué les articles de Monsieur Ahmed Halli, Amine Zaoui et consort !...

Enfin, j'ajouterai ceci : Monsieur Ahmed Halli VOUS ÊTES UN MENTEUR ET UN ESCROC !... UN GRAND MENTEUR ET UN GRAND ESCROC !... Oui, votre sourire narquois et celui d'un type malhonnête et bête .... Car, Sahih El Boukhari, pauvre de vous, NE CONTIENT PAS 600.000 HADITHS comme vous le prétendez!... Mais, UNIQUEMENT 7275 !... Oui, Monsieur Ahmed Halli! Sahih El Boukhari contient "juste" SEPT MILLE DEUX CENTS SOIXANTE-QUINZE hadiths!... Dont certains sont répétés dans le fond, ou dans la forme et dans le fond et si on les écarte, il n'en resterait finalement que 4000 hadiths !... QUATRE MILLE HADITHS !... Et ce travail lui a pris 17 ans de sa vie!...Jusqu'où peut aller un esprit tordu et aigri pour dénigrer l'Islam?... Monsieur Ahmed Halli, vous êtes un IMPOSTEUR, UN MENTEUR, UN CRIMINEL, UN DESINFORMATEUR et UN MINABLE!... Vous n’avez aucune crédibilité et le devoir d’un quotidien qui vous ouvre si complaisamment ses colonnes serait de vous renvoyer manu militari et illico presto !... Sinon lui aussi, perdra sa crédibilité ou le peu qui lui en reste après les articles et chroniques incendiaires dont vous êtes l’auteur sans oublier votre collègue Malika Boussouf qui pousse le mimétisme jusqu’à utiliser les mêmes expressions que vous (chasseurs de primes, à propos dans un  article sur Mennel, la syrienne qui...)

Monsieur Ahmed Halli se permet le luxe d’ironiser sur le long travail ( 17 ans d'une vie!) d'un savant compilateur qui fut le sommet de la rectitude et du sérieux de son temps ! 




Personne n'avait trouvé étrange, jusqu'ici, que Boukhari ait pu examiner 600.000 hadiths durant sa courte vie (65 ans), ou que Mouslim, son élève, en revendique la moitié. Mais comme la voie est libre désormais, et que l'électronique est là pour préserver de la migraine, les plus malins se sont amusés à calculer le temps que Boukhari a consacré à chaque hadith : 5 minutes sans manger ni dormir !


L'Islam est fait pour durer, que vous et les enragés islamophobes le vouliez ou non!...Toutes les autres religions disparaîtront ou se dilueront et il ne restera que l'Islam omniprésent, omniscient par la grâce d'Allah !
En outre, El Boukhari n’avait pas 65 ans ! Mais, 62 ans ! SOIXANTE-DEUX ANS ? Monsieur Ahmed Halli ! 

Je me demande comment un tel article a bien pu être publié par un quotidien algérien malgré toutes les contrevérités qu’il contient ! Peut-être parce qu’il n’y pas de comité de lecture. Ou, et c’est encore plus grave, personne dans la rédaction n’a relevé touts ces mensonges et ces désinformations !

Triste triste presse algérienne !

Lisez-vous Michel Houellebecq  , Monsieur Ahmed Halli?...Vous devriez le lire!


AUX ADMINISTRATEURS DE CE GROUPE : Ne supprimez pas mon commentaire si vous vous prétendez démocrates et faites attention à ce que vous publiez, dorénavant!




samedi 10 février 2018

Je n'apprendrai pas l'arabe...

 
  
Je viens de tomber sur cette déclaration de Aït-Menguellette et, franchement, ça me chagrine beaucoup ! Parce que, bien que je ne sois pas kabyle et que je ne comprenne pas grand-chose à ce qu'il chante, j'avais un très grand respect pour ce chanteur, qui pour moi, est plus qu'un chanteur : un poète et un grand poète ! Je lui ai même consacré LA PLUS GRANDE COMPILATION JAMAIS PUBLIEE SUR YOUTUBE avant que ma chaîne ne soit supprimée pour des raisons de droits d’auteur ! Mais, je sais qu’il n’en est rien ! On s’est ligué contre  moi parce qu’on s’est aperçu que je n’étais pas Kabyle alors que ma chaine, qui avait totalisé 12.550.733 de vue en moins de deux ans, contenait 60/100 de chansons en kabyle ! Il y avait, bien sûr, Djamel Allem que j’ai toujours aimé ! Mais aussi d’autres chanteurs kabyles que des Kabyles eux-mêmes ne connaissaient pas ! Il y avait du chaâbi, du malouf, de la gasba (Beggar Hadda, Bouragâa, Cheikh Hamada, Cheikh Djilali Aïn-Tedelès ...)

Mais, mes compatriotes kabyles n’ont pas aimé que les titres des chansons des chanteurs kabyles soient transcrits en lettres arabes ! Parce que pour ces hurluberlus, ça : ETTASSE, ETTASSE MAZEL EL HALE , c’est du tamazight ... Mais , pas ça اطس اطس مازال الحال  ... Et ça : EL KHADMA DHI LOUZINE SAKHAM , c’est du tamazight... Mais, pas ça :الخدمة ذي لوزين سخام ...
J’ai été insulté, j’ai reçu des menaces...
J’ai même reçu des propositions d’achat ! Et comme je ne voulais pas vendre ma chaine, j’ai commencé à avoir des problèmes avec les droits d’auteur ... UNIQUEMENT avec des chanteurs kabyles et rien que des chanteurs kabyles : Idir,  Atmani,  Hamidouche , Cheikh El Hasnaoui, Slimane Azem . .. Faites un tour, vous verrez que tous ces chanteurs sont archi-présent, en toute impunité, sur Youtube ... 

ET ON ME SUPPRIMA MA CHAÎNE ! 

J’en ai créé une autre et j’avais juré qu’aucun chanteur kabyle n’y entrera.  Puis, j’ai changé d’avis ! Il y a trois ou quatre jours, j’ai rassemblé une cinquantaine d'albums (presqu 'un millier de chansons de Aït-Menguellet que je voulais republier... Et voilà que cette phrase très malheureuse remonte à la surface ! Je ne peux pas honorer quelqu’un  qui refuse d’apprendre ma langue et , ce faisant , me méprise et méprise ma culture et  me méprise, moi... Je vais faire de la publicité pour sa « langue »  ? Dommage ! Dommage qu’en on soit arrivé là ! 

Mais, il me vient à l'esprit qu'il avait dit,  il y a longtemps, très longtemps une phrase qui, somme toute, est plus grave que celle-ci :" Dès que je vois un Arabe dans mon jardin, je prends mon fusil! "... Mes amis kabyles - car j'ai toujours eu des amis kabyles ! -  m'ont expliqué que c'était une phrase qui se disait beaucoup en Kabylie mais plus par taquinerie que par méchanceté et que , même si Aït-Menguellet l'avait dite, il n'en était pas l'auteur ; que cette tirade appartenait au folklore kabyle qui rapportait les aventures ou mésaventures - imaginaires ou réelles - des Arabes en pays kabyle ou des Kabyles vivant parmi les Arabes ; que c'était surtout pour rire ... Je m'étais laissé convaincre car à l’époque, il n'y avait pas cette animosité qu'on ressent de nos jours, c’est-à-dire depuis que l'état, dans un élan de générosité inhabituel a fait du 12 yennayer, journée chômée et payée l'ayant élevé au rang de fête nationale et décidé d’apprendre tamazight à 70/100 d’Algériens pour faire plaisir aux 30/100 restant.

vendredi 9 février 2018

Lorsque ma mère parlait français et anglais…



Voilà exactement six ans, jour jour pour, que Maman Khadija a quitté ce bas monde pour un monde meilleur, un certain jeudi 9 février, froid, pluvieux et sombre comme si tout était triste à cause de son départ ! Pour lui rendre hommage, je voudrais vous raconter ce qui suit ! Et  c'est authentique !

Ma défunte mère, Khadija, dans de houleuses et bruyantes discussions utilisait parfois des mots étrangers ! C’était, à n’en pas douter, du français ! Mais, un français qui lui était spécifique ! Cela pourrait être aussi de l’anglais ! Mais, un anglais – of course ! – qui lui est personnel ! Et dire que ma chère mère n’a jamais été à l’école !
Qu’on en juge :
J’ai en mémoire quelques mots qu’elle utilisait pour donner un peu de vie ou de couleur à son verbe !
Le premier de ces mots est :
MISTINGUETTE : Ce mot signifiait, pour ma mère, une femme revêche, maigre et longiligne ! Et même très maigre ! Un clou ! Oui un manche à balaie ! Un peu bilieuse et acariâtre ! Comment ce mot est-il parvenu jusqu’aux oreilles attentives de ma défunte mère qui n’a jamais été à l’école, dois-je le répéter ? Tout simplement par la radio ! En effet, pour ceux qui sont tombés de la dernière pluie, Mistinguett – et non pas Mistinguette ! – dont le véritable  nom est Jeanne Florentine Bourgeois était une  chanteuse et actrice française, née à Enghien-les-Bains le 5 avril 1875, et morte à Bougival le 5 janvier 1956 – autrement dit, deux jours après ma venue au monde ! - gloire nationale, elle chante Ça c'est Paris, Mon homme et elle est l’attraction principale des chansons et revues pour les Folies Bergère ce qui la mènera jusqu'aux États-Unis.

MADAME GASCAR : Cette locution désigne, au contraire de MISTINGUETTe, une femme opulente, obèse et courte sur pattes ! Bien dodue, joufflue et ventrue. Dans le genre Big Momma, quoi ! L’origine de cette expression est due à la politique de la France coloniale dans les années 50 ! Parfaitement ! La France, mécontente de l’action de Mohammed V, Roi du Maroc qui finit par s’allier au Parti de l’Istiqlal et regardait de plus en plus vers l’indépendance du pays, ne trouva pas mieux que de le déporter, d’abord en Corse, puis à MADAGASCAR en 1954! Ce qui occasionna des troubles aussi bien au Maroc qu’en Algérie où le défunt monarque bénéficiait d’une grande popularité due à ses prises de positons courageuses en faveur du combat des Algériens pour l’indépendance de leur pays. De tout ce tohu-bohu médiatique, ma défunte mère ne retint que le MADAGASCAR qui peu à peu devint MADAME GASCAR ! Dont elle affublait parfois, sa propre sœur, ma défunte Tante Cherifa, femme affable et aimable à tous points de vue !

BITABOTTE (En arabe, ça sonne encore mieux : بيطابوط ) : L’origine de ce mot est très facile à deviner  ! D’abord le sens ! Ce mot, dans la bouche de ma mère, désignait un type borné, sans éducation et mal habillé !  Un ours mal léché, en quelque sorte ! Un type mal dégrossi ! D’où a-t-elle tiré ce néologisme ? Du nom d’un acteur de cinéma américain ! Vous avez deviné ? Non ! Et si je vous disais qu’il est l’inséparable ami d’un certain Lou Costello ? AH ! AH ! Vous avez trouvez ! Il s’agit bien sûr d’un certain William Alexander Abbott alias Bud Abbott, né le 2 octobre 1895   aux États-Unis, mort le 24 avril 1974. Il était acteur et producteur de cinéma américain. Ma mère, qui était une grande consommatrice de télévision – même les matches de football y passaient – avait dû voir un ou deux films de ce duo truculent et haut en couleur ! Et elle n’avait retenu – pour le malheur du duo d’acteurs– que les gaucheries et les maladresses de Bud Abott. Et c’est ainsi que ses nom et prénom sont devenus, par un curieux tour de passe-passe, synonyme d’homme maladroit, gaffeur et impotent presque ! Mais, ce qui est curieux, c’est qu’un mien ami, Kaci, de Médaourouch, rencontré pendant mon Service national, à Mostaganem, utilisait aussi ce mot, avec le même sens conféré par ma défunte mère ! Curieux ? Vous avez dit curieux ? Oui, curieux en effet !

CATAPLACE (ou, probablement, Kataplace) : « Je lui ai dit deux mots biens sentis ! Elle est restée  catapalce ! » Le sens est facile à deviner : cataplace (ou kataplace) veut dire tout simplement : Je l’ai mise à sa place !bouche-bée, ébahi, étonné, ahuri, interloqué...
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TCHOUK MANI OUM HANI : Vous donnez votre langue au chat ? Je ne vous en veux pas ! Moi-même il m’a fallu beaucoup de temps pour retrouver la source et les racines de cette expression. Son sens d’abord ! Il s’agit d’une femme orgueilleuse,  une femme qui prend de grands airs et fait des manières ; une sorte de Castaffiore ! L’origine de cette expression, est assez obscure ! Mais pas seulement ! Cependant,  c’est surtout son appropriation par ma mère qui me laisse pantois : son fils aîné, Mouloud, était un fan de rock’n’roll et écoutait tout ce qui se sortait à une époque lointaine ; il était à l’affut de toutes les nouveautés et était très à la page ! C’était Elvis Presley, bien sûr ! Et l’une des chansons qu’il a due écouter un peut plus que d’autres  est sans conteste celle-ci My blue suede shoes. 

Well it's one for the money, two for the show
Three to get ready, now go, cat, go
But don't you step on my blue suede shoes
You can do anything but lay off of my blue suede shoes

You can knock me down, step in my face
Slander my name all over the place
Do anything that you wanna do
But uh uh honey, lay off of my shoes

Don't you step on my blue suede shoes
You can do anything but lay off of my blue suede shoes

Well you can burn my house steal my car
Drink my liquor from an old fruit jar
Do anything that you wanna do
But oh honey lay off of my shoes

Don't you step on my blue suede shoes
You can do anything, but lay off of my blue suede shoes

It's one for the money, two for the show
Three to get ready, now go go go
But don't you step on my blue suede shoes
You can do anything but lay off of my blue suede shoes

Well blue, blue, blue suede shoes
Blue, blue, blue suede shoes {x4}
Well you can do anything, but lay off of my blue suede shoes

Blue, blue, blue suede shoes {x3}
Well you can do anything, but lay off of my blue suede shoes.


Je n’ai pas trouvé toute l’expression utilisée par ma mère, mais c’est la chanson dans toute son intégralité qui a contribué à forger ladite expression : ma mère devait être en train de faire le ménage, ou la cuisine pendant que son fils écoutait, en boucle, cette chanson et sa mémoire n’a retenue que quelques bribes qu’elle a, inconsciemment, liées l’une à l’autre  pour construire sa propre expression toute en couleur ! Les mots : money, honey (répété plusieurs fois), don’ t you (avec un léger chuintement : dontch’you : ce qui explique la présence de Tchouk)  sont, sans le moindre doute, les principaux termes qui ont fait boule de neige et débouché sur l’expression : CHOUK MANI OUM HAMI. Curieuse alchimie dont se sont rendus coupables le cerveau et la mémoire d’une maman qui n’a jamais été à l’école mais qui ne voulait pas demeuré en reste !

Y EN N’A PAS LES JOLISSI : Si le sens de cette expression est assez clair, il me semble, du moins : TU PEUX TOUJOURS COMPTER DESSUS, ou encore : TU PEUX TOUJOURS CAUSER, ou encore : TU PEUX TOUJOURS COURIR, ou encore : A D’AUTRES ! son origine est très floue ! Tout ce que je peux avancer comme hypothèse est la suivante : parallèlement à Elvis Presley, dont mon frère aîné était friand, il y avait aussi un autre hurluberlu criard déchaîné que je ne supportais guère – mais, les goûts et les couleurs…- que mon frère affectionnait : Johnny Halliday. Il y avait bien une chanson assez gaie, devrais-je le reconnaître, de ce Johnny qui est décédé il y a quelques jours, et dont les rythmes seuls me sont restés dans la mémoire mais que je n’ai pas réussi à dégoter sur You tube ou Daily motion !

mercredi 31 janvier 2018

Lourd, lourd le sac à dos !

Tout le monde en a parlé ! (Doit-on mettre un s à parlé ? J'ai des doutes ! Tout le monde c'est tout de même, un pluriel !... Et donc, doit-on dire Tout le monde en a parlé ou Tout le monde en ont parlé ?  Un pluriel bien ... singulier!)
Bon, bref ! Nous reviendrons batifoler au risque de nous noyer dans les méandres sournois et multiples de la grammaire française !
J'y vais donc :
Tous en ont parlé : les  élèves, les parents d'élèves, les associations de parents d'élèves, la presse, la télévision, les spin doctor du ministère de l’Éducation Nationale ! Tous, vous dis-je, tous !
Ils ont tous parlé de quoi, donc ?
du poids du cartable et surtout, du sac à dos (et non sac au dos ! )

 Et c'est tout !

Aucune solution n' a été trouvée !
Et le calvaire de nos chères têtes brunes ou blondes va encore durer !
Je vous présente Abdennour, en 1° année primaire à l'école Ibn Rachik, Daghoussa, Besbès, wilayat de Taref :












Dis-moi ce que tu manges, je te dirai ce que tu seras ...

Aujourd’hui, je me sens si fatigué que j'ai absolument décidé de ne rien faire ! Et encore :
ne rien faire va me demander des efforts que je ne peux dépenser, non par avarice, mais plutôt, par économie ! Mais, tout de même, une folle envie me titille de plonger les deux pieds dans le plat et de parler d'une préoccupation majeure du ministère de l'Education nationale qui a fait, à un certain moment,
de la disponibilité des cantines scolaires sont cheval de bataille !
C'est bien, devrions-nous dire!
Devrions ?...
Pourquoi ce conditionnel un peu singulier ?
Parce que vu les menus présentés à nos enfants, on se demande s'ils sont les seuls à en profiter !
Combien de fois ai-je vu des élèves du primaire sortir de leur école le dos surchargé d'un sac
(d'où son nom : sac à dos, et non sac au dos !...) et les mains pleines qui d'un pot de yaourt, qui d'une orange, qui  - rarement - d'une pomme ou tout autre aliment : un quignon de pain, par exemple!...
Et, ces écoliers, de mâcher, de grignoter, de mastiquer, d'avaler, d’ingurgiter tout le long du chemin qui les ramènent chez eux ! Malgré les voitures qui passent ! Malgré la pluie ! Malgré le vent !...
Ils commencent leur " repas " dans la cantine et le terminent dans la rue au milieu des relents d'essence, de mazout et de la poussière !
J'ai voulu jeter un coup d’œil sur ce qui se fait ailleurs ! Et j'ai été - sans aucun jeu de mot ! - servi ... Je vous livre  tout : régalez-vous !












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